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UN ZÉRO SUR SON 36 - L'antihéros Daniel Johnston enfile son costume du dimanche sur son nouvel album
Olivier Lalande / photo Yves Beauvais Au fil des ans, l’art singulier du prolifique Daniel Johnston a pris plusieurs formes, l’une des seules constantes étant sa facture modeste, bricolée. Pas pour rien qu’il est devenu une figure-culte: en plus d’exprimer un univers unique, il a prouvé qu’on pouvait enregistrer des mini-symphonies à partir d’un simple magnétophone à cassettes. Faisant l’objet d’un intérêt renouvelé depuis le documentaire The Devil and Daniel Johnston (2005), l’artiste de 48 ans entre aujourd’hui dans le monde «professionnel» avec Is and Always Was, un album pleinement hi-fi et orchestré, produit en collaboration avec l’auteur-compositeur Jason Falkner. Johnston avait déjà tenté l’expérience avec Fun, dans les années 90, mais l’expérience s’était mal déroulée et avait donné un résultat en deçà de ses capacités. C’est pour promouvoir le nouvel opus que l’Américain, qui compte parmi les influences de grosses pointures comme Beck, les Flaming Lips, Nirvana et Sonic Youth, est présentement en tournée. Johnston fera bientôt l’objet d’un autre film et lançait plus tôt cette année son premier livre de dessins et peintures. 16 octobre fédération ukrainienne | 5213, Hutchison | blueskiesturnblack.com avec The Capital Years Partager cet article
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